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Comment rédiger son testament ?

Le testament est un document qui recueille les volontés d’un individu en ce qui concerne le sort de son patrimoine. Il est important de le rédiger en bonne et due forme si l’on souhaite modifier légalement la répartition officielle que la loi prévoit, par rapport aux héritiers réservataires. Notons que le partage ne prend effet qu’au décès du testateur. Il convient donc de savoir rédiger efficacement cet acte juridique de ses dernières volontés, et de choisir le type de testament qui convient le mieux par rapport à son patrimoine.

Rédiger son testament en étant sain d’esprit

Avant toute chose, le testament ne sera valide que s’il a été rédigé par un individu sain d’esprit. En d’autres termes, une personne atteinte d’un handicap mental ou de la maladie d’Alzheimer entre autres n’est plus en mesure de faire valider un testament rédigé par ses soins. La rédaction du testament ne doit pas non plus avoir été réalisée sous une contrainte extérieure, ou sous une pression quelconque émanant d’un tiers. Dans ces deux sus énumérés, les tribunaux peuvent refuser de prendre en considération la teneur du testament.

Choisir un testament olographe ou un testament authentique ?

Le choix dépend essentiellement de l’importance du patrimoine. Il faut également savoir que la rédaction du testament authentique coûte plus cher que celle du testament olographe.

Le testament olographe : il est rédigé à la main par le testateur lui-même, et comporte sa signature ainsi que la date de sa rédaction. C’est donc un document manuscrit qui génère le moindre frais, puisqu’il ne requiert pas l’intervention d’un notaire. Néanmoins, ce document n’est pas totalement en sécurité dès lors qu’il n’a pas été enregistré au fichier central des dispositions de dernières volontés. En effet, il peut être volé, détruit, égaré. Il est donc recommandé de toujours le confier à un notaire. La présence de témoins n’est pas requise.

Le testament authentique en revanche revêt un caractère plus sécurisé ; il est également difficile d’apporter des modifications ou de révoquer celui-ci dès lors qu’il est consigné au FCDDV. Seul le testateur peut l’annuler, et ce, dès son vivant bien entendu. Un acte notarié sera par conséquent rédigé en guise de révocation du testament.

Pour un patrimoine assez conséquent, la rédaction d’un testament authentique est donc plus adéquate. Deux notaires doivent être présents, ou un notaire et deux témoins. C’est le notaire qui reçoit les volontés du testateur, et qui les consigne dans le testament. Le notaire relit ensuite à haute voix le contenu du testament devant les témoins ou le second notaire. Le testateur signe le document, lequel ira s’inscrire au fichier central des dispositions de dernières volontés.

Et le testament mystique ?

Il existe un troisième type de testament, le testament mystique. Il reprend les caractéristiques aussi bien du testament olographe que du testament authentique. C’est-à-dire qu’il s’agit d’un document également manuscrit et signé en bonne et due forme. Le contenu est secret, seul le testateur en est au courant. Le testament est ensuite scellé et l’enveloppe confiée au notaire en présence de deux témoins. Ces derniers ne sont en aucun cas informés du contenu du testament mystique.

Ce que contient le testament

Les éléments suivants doivent être clairement mentionnés dans le testament : les bénéficiaires de chaque lot, la répartition des lots, le type de biens légués (immobilier, mobilier, valeurs mobilières, titres de propriété, etc.).

Pour terminer, rappelons qu’un mineur n’est pas autorisé à entrer en possession de sa part du patrimoine mentionné dans le testament. Il ne deviendra titulaire de sa part qu’en ayant atteint la majorité légale. Il en est de même pour le tuteur d’un enfant et pour un majeur sous tutelle.

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